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  • : Dolu
  • hypokhagnie
  • : Homme
  • : 02/12/1989
  • : France Marseille Europe Terre Avignon
  • : Il n'y a pas grand-chose à dire. Quoi, tout est dans les articles. Suffit de lire. Et d'écouter Cali. En hypokhâgne, mais ne sait pas pourquoi, à Avignon, pareil, perdu, ç a c'est vrai. Enfin bref.

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Tu sauras qui je suis.
Dimanche 16 mars 2008
    J'ai été le lavabo du vomi d'un copain. Hier soir. Nulle part ou vomir, je lui dit : "vas-y, vomis dans mes mains". Il me répond : "Non mais je vais pas vomir dans tes mains" (avec un air empâté et la langue enroulée). "Tu préfère vomir sur ton pantalon ? - Non"
    Voilà comme on se retrouve lavabo. C'est pas ma faute si j'ai été obligé. J'ai une haute conception de l'amitié. Oh oui, vas-y, vomis moi dessus.
par Dolu publié dans : Amitiés communauté : Au fil des mots
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Vendredi 14 mars 2008
   

    Gertrude s'étala sur le ciel tel un gros cachalot échoué sur la plage. Elle avait l'air jolie, Gertrude, avec ses gros doigts boudinés et ses ongles noirs. Elle faisait des efforts, elle avait mis du gros maquillage rouge et du mascara sur son visage. Mais Gertrude n'y pouvait rien, quand le soleil s'en va, elle disparaît. Qui peut voir un nuage la nuit ?





par Dolu publié dans : DST et rien à faire en cours communauté : Gros plan sur la poésie
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Vendredi 14 mars 2008
    Fanny tapote son stylo contre son cou, Jea-Victorien joue avec ses cheveux, Emilie jette les épluchures de gomme par-dessus la table. Il règne comme un vent de littérature, un vent de journée merdique. Ma table grésille, elle parle et me dit dépêche-toi. Un frelon est devant moi.
    Laura asticote une mèche brune, Léo prend sa tête dans ses mains. Il semble réfléchir. Le monde l'écrase. Ca ne doit pas être facile d'être philosophe, ni d'être moi, d'ailleurs. Margaux éloigne quelque chose d'inconnu, Julie machouille sa lèvre inférieure, Jean remet son pull, il lui va bien.
par Dolu publié dans : DST et rien à faire en cours communauté : Au fil des mots
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Mercredi 12 mars 2008

    Les livres sont des oiseaux qui s'envolent quand ils déploient leurs pages et le savoir, immense, alors s'échappent par petits groupes de mots. Plus ou moins sacrés ils usent de plus ou moins de charmes lorsque vient le moment d'entrer dans la tête des gens.Le mieux c'est quand les phrases chaussent leurs petites lunettes en or, on dirait ces genres de hiboux, ceux que l'on voit dans les DIsney, et qui parlent, parlent, parlent, parlent. Bref, chaussant leurs petites lunettes d'or, les hiboux se mettent à rier, expulsant çi et là des petits bouts de mots. De si petits morceaux d'eux que même les siècles ne savent pas les chanter, et quand bien même le sauraient-ils que d'immondes taureaux viendraient les en empêcher. Mais il n'y a rien àdire, les mots simples ont toujours plus de valeurs que les compliqués. Un je t'aime vaut mieux qu'un je tiens beaucoup à toi, même si c'est pas vrai, souvent. Et puis, la seule force, c'est d'être humains, pas un de ces trucs qui se traînent dans les bibliothèques à faire semblant de lire mais que comprennent-ils à la vie ? Si c'est ça je préfère être une loque qu'une larve. Enfin tant qu'il me plaira de l'être, je ne sais pas. Nous sommes éternels. Jeunes, presques beaux, presque brillants, presqu'heureux. Les mots viennent d'eux-mêmes et nous apportent ces quelques joies que tous s'accordent à refouler, mais nous, nous les retenons. Ils brilent dans nos âmes, ils brillent et fondent en de petites barrières de corails. Je n'ai plus rien à dire, si ce n'est qu'il n'y a plus rien à dire.

par Dolu publié dans : Petites choses bêtes communauté : Gros plan sur la poésie
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Mercredi 12 mars 2008

    Les fourmis c'est rigolo, c'est comme des petites boules plastifiées noires et rouges. Quand elle porte un truc sur leur dos, on dirait ces espèces de lentilles magiques, celle que Jack fait pousser. Imagine une fourmi grâce au végétal qui atteindrait le septième ciel, ça serait joli à voir. Une toute petite fourmi qui touche de l'antenne les nuages, s'ouvrant à l'infinité-destin. Comme un oiseau qui nagerait sous l'eau, comme un humain qui tomberait amoureux.

par Dolu publié dans : Petites choses bêtes communauté : Gros plan sur la poésie
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Lundi 10 mars 2008
    Le fait que l'on me dise que la journée, sans moi, fut ennuyeuse, triste, trop calme, mine de rien, me fait super plaisir. Parce que je me rend compte, et bien, que malgré tout, on m'aime. Et ça, j'aime. Et ça me donne envie d'y rentrer, à cette putain d'hypokhâgne.
Merci, et exceptionnellement, pas de "ta gueule".
par Dolu publié dans : Amitiés communauté : Au fil des mots
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Lundi 10 mars 2008
par Dolu publié dans : Filmatations
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Lundi 10 mars 2008

    Aujourd'hui je ne suis pas allé en cours. La première fois de ma vie que je sèche des cours. Et bizarrement je n'éprouve aucune sorte de remords. Je suis resté à Marseille. Je suis allé dans mon ancien lycée, j'ai vu ma prof de philo, les nouveaux TL, je leur ai parlé de l'hypokhâgne, et j'ai réussi à ne pas leur parler des mauvais côtés, c'est fort. J'étais parti pour les décourager, et peu à peu, au long de mon exposé, ben je me suis rendu compte que la prépa, et bien c'est pas si mal. Alors je suis assez content.
    Demain non plus je n'irais pas en cours, demain je mange avec des amis, demain je me ressource un peu. Demain j'essaie de reprendre un peu goût à la vie. Et puis la LCR a fait 5,00% à Marseille, alors c'est pas si mal et je suis content. Et Gaudin va bientôt sauter, enfin, le remplaçant sera pas mieux, mais bon, même si c'est un mafieux, vaut mieux un corrupteur qu'un corrompu (voir vente de l'Hôtel-Dieu par Gaudin selon une manière très ... Enfin.). Mais FN, presque 10%, et ça je comprends pas. J'avoue que j'ai du mal. Dans une des villes les plus métissées - la plus métissée - de France, voir des scores de xénophobes aussi hauts me fait, j'avoue un peu peur. Comment peut-on voter rasciste, alors que son voisin est quelqu'un d'origine Arabe, Africaine, Asiatique, Italien, Portugais, Arménien, voir Russe, Polonais ou autres ? J'avoue que là j'ai beaucoup de mal à vomprendre le vote FN. Enfin, que voulez-vous, avec le président qu'on a, qui a été suffisament fort pour faire croire à tout le monde que nous sommes en constant danger, menacés par des gens qui n'ont pas la même peau, et qu'il faut cesser de faire confiance, parce qu'on veut forcément nous manger notre pain, ce n'est pas bien difficile à la fin pour les deséspèrés d'y croire.
    Premier article à couleur politique, j'éspère que ça va pas continuer comme ça !
par Dolu publié dans : Actu communauté : Au fil des mots
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Vendredi 7 mars 2008
Groucho vomit alors sur les chaussures de Robert.

Semaine à craquage.
Première soirée sans finir déchiré.
Deux trois révélations. Autant de ma part que de la part des autres.
De la couleur.
Pas mal de gris.
Du bleu aussi.
Premier vote. Forcément très à gauche.
Envie de l'embrasser.
Ne pas vouloir y retourner.
Revoir mes anciens profs.
Y retourner.
Pleurer.
Chanter.
Travailler.
Mourir, mourir encore.
Ecrire.
M'entendre dire que je suis un artiste. J'aime ça. Merci Flora.
Atteindre l'absolu sans finir au four.
Tomber dans ses yeux.
Essayer de lire.
Ne pas m'ennuyer.
Être simple. Rester simple. Être vrai.
DIre la vérité.
Rater un contrôle de grec sans aucuns remords.
Ne pas avoir honte. Assumer.
Être fier. Pourquoi pas heureux.
La revoir. Les revoir.
Réussir. M'accomplir.
Peindre. Sans jeter ce que j'ai fait.
Photographier.
Filmer. La vie, les gens. Le monde, les autres. Le temps, l'amour.
Aimer.
Encore, encore, encore et encore.
Neutre.
Dire ce que je pense.
Ne pas réfléchir. Trop.
Ne pas m'étendre.
C'est déjà raté.
Comme la plupart des affirmations ci-hautes.
Mais je m'en fous.
Je veux.
Espoir. Je tiendrais.
Tout est là.

Alors ta gueule.
par Dolu publié dans : En hypokhâgne communauté : Gros plan sur la poésie
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Vendredi 29 février 2008
    Peu à peu ce blog, mine de rien, fait son petit bout de chemin. Je regarde mes stats et je vois que pas mal de gens transitent par là. J'ai du mal à savoir si ça fait plaisir ou si ça me fait profondément chier. Enfin, en même temps, si je n'avais pas voulu finalement être lu, j'avais qu'à ne pas publier sur internet. Raisonnement qui se tient. N'est pas HK qui veut ! J'ai aussi appris que des camarades de classes sont passés par là. Enfin, je suis pas tombé sur les deux ou trois connards de ma classe (mais j'ai tellement pas de bol que .. ou ..  aurait pu tomber là-dessus). Ils sont peu nombreux au final (les connards - mais aussi les visiteurs connus -). Je commence à peine à être compréhensible. Ma petite thérapie à moi. Des gens que j'aime plutôt bien, même si ils parlent pas beaucoup. Enfin, j'ai surtout peur de me censurer, ce que je fais déjà puisque je m'auto-diffuse sur le net, mais plus encore. De ne plus parler de choses réellement importantes pour moi. Comme aux grands débuts. De ma - c'est comme ça que ça s'appelle, et quand on en est conscient ça donne assez neutre, ça fait pas du tout "j'ai la tête en bordel" (alors que c'est -un peu - le cas) et puis appelons un chat un chat (surtout quand c'est les thérapeutes qui - me - le disent) - dépression. Longue parenthèse pour un mot moche. Le fait est surtout que je m'ennuie. Je m'ennuie terriblement. Profondément. Tout le temps. Précisement. Gentiment. Bêtement. Je crois que je peux continuer longtemps la suite absurde d'adverbes mais je pense que je vais m'arrêter là, ça servirait à rien de faire fonction dictionnaire. Je m'ennuie. Ca fait monomaniaque. Mais je m'ennuie.
    Et hier soir en rentrant j'ai fait une crise. Enfin, je veux dire que j'en ai déjà une légère habitude. Mis là je me censure. Est-ce que je vais dire que non. Je le dirais pas.
    Enfin, ma quête d'absolu en tout, que ce soit ma vie ou ce(ux) que j'écris, est absolue. Ouais, par définition, c'est ça.


Entre l'envie de l'atteindre et celle d'en finir.
Ta gueule.
par Dolu publié dans : et moi et moi et moi communauté : Au fil des mots
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