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  • : Dolu
  • hypokhagnie
  • : Homme
  • : 02/12/1989
  • : France Marseille Europe Terre Avignon
  • : Il n'y a pas grand-chose à dire. Quoi, tout est dans les articles. Suffit de lire. Et d'écouter Cali. En hypokhâgne, mais ne sait pas pourquoi, à Avignon, pareil, perdu, ç a c'est vrai. Enfin bref.

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Tu sauras qui je suis.
Jeudi 6 décembre 2007
As-tu déjà vu un arbre-doigt ?
As-tu déjà vu un arbre-doigt ?
Je suis en place et les étoiles sont mortes
Je suis en place et j'entends la musique
De ma vie, je l'ai souhaité un matin

Optimiste comme un ange j'ai disparu complète-
ment. Et dans ton monde, dans ton monde
Il nous arrive de mourir plusieurs fois
Plusieurs fois par jour par pleurs

C'est l'âme des Mohune qui chante, l'âme
des Mohune qui pleure, oh mon coeur
Dis-moi comment est l'esprit
Conte-moi la vie de celui-ci

As-tu déjà vu un arbre-doigt ?
par Dolu publié dans : et moi et moi et moi communauté : Gros plan sur la poésie
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Mercredi 5 décembre 2007
Se prendre une pantoufle dans la gueule permet de voir moins clairement. On voit plus de choses. Quelques taches vives et violettes orangées, quelques vieux souvenirs perdus, les trente-six clés que j'avais caché, et le mensonge d'hier. Toujours dans le brouillard violacés d'orange, j'ai crevé un pneu en ouvrant la porte. Porte fermée bien sûr. J'ai allumé la radio par souci de synchronisation, et j'ai dansé autour de la chaise, sur le rebord de ma fenêtre. Ma pantoufle défonçée par le choc, gisait, là, près du lit sans sommier. Elle pleurait tellemment qu'elle électrocuta ma poubelle. La poubelle répliqua d'un jet de mouchoirs usagés. Je me suis endormi, après, sur le rebord de mon bureau, il brûlait, c'était pas facile. De boire je veux dire.

Le nez ailleurs, je me réveille le cul sur ma tête.

J'ai pris un livre. Il a essayé de me manger. Je rigole pas, il a vraiment essayé de me manger. Il a ouvert grand les pages, de ses mots affutés, et s'est jeté sur moi. De peu je l'ai évité, et je me suis battu de toutes mes forces. J'ai tout fait et je suis  branché maintenant à une pellicule de photo, où l'on voit un cadavre jouer avec un homme. Besoin est de préciser que j'étais dans un salon mondain, et je regardais un film peu catholique à la télé. Et le changement, c'est tout un art. Doit se. (ardoise).

par Dolu publié dans : et moi et moi et moi communauté : Gros plan sur la poésie
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Mardi 4 décembre 2007
Tu ressembles à ce putain de paradis que j'ai perdu il y a longtemps
et parfois tu souries
parfois tu pleures
parfois tu souries

Tu ressembles à cette belle mélodie que j'ai rêvé la nuit dernière
et parfois tu souries
parfois tu pleures
parfois tu souries

Chaque fois je pleure.DSC00613.JPG
par Dolu publié dans : et moi et moi et moi communauté : Gros plan sur la poésie
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Lundi 3 décembre 2007
Un peu du temps pourri qui s'trimballe

C'est la ville qui est chafouine

Maître Liotta avait raison

C'est Rousseau qu'on assassine


par Dolu publié dans : En hypokhâgne
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Dimanche 2 décembre 2007
Un peu du blanc qui court entre mes rêves
Un peu du sang qui meure entre tes lèvres
J'ai la folie douce qui me raisonne
L'impression, qu'un frêle parfum me pardonne


A trop y réfléchir on en perdrait l'âme
Celle qui fait que dans mes larmes
Se trouve un petit peu de toi
Un petit peu de moi pour vivre au calme

C'est à ce prix-là que les gens s'aiment :
Ce lâche abandon de tout nos je
Et ça fait durer les plus beaux feux
Mais je ne lâche rien, moi je ne lâche rien

Que faire de mon allure,
Que faire de ses beaux yeux
En face de ce grand mur
Je m'étiole et dans le fond : je veux.



par Dolu publié dans : et moi et moi et moi communauté : Gros plan sur la poésie
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Samedi 1 décembre 2007
Tu n'as même pas pleuré
-Je ne sais pas mentir

C'est comme autant de morts que tu vois fleurir
Autant de "papa" , le mot perdu
Qu'as-tu fais à part périr ?
Simplement une erreur - J'aimerais le croire

Tu te rappelles tu te rappelles le jour où t'es revenu
Que j'y ais cru
Que je te vois partout et que je crie Papa ?
Encore un verre, peut-être. Tu aimais tellement ça
Tellement plus que moi. Tu t'es tué,
La tête dans la bouillie
Tu nous a tué aussi.

Moi maintenant je me suis perdu
Retrouve-moi je te retrouverais ?

Mort, tu es la charogne sur le bord du chemin
Mort, je suis le cadavre de mes yeux arrachés.




par Dolu publié dans : et moi et moi et moi communauté : Gros plan sur la poésie
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Vendredi 30 novembre 2007
    Tombe, tombe, tombe.
    Les autres criaient et moi j'attendais. Tombe tombe tombe. A l'unisson, et moi j'attendais. Qu'est-ce que tu attends, ils ne veulent que ça. Ta chute, et puis mets toi à genoux tu tomberas de moins haut. Suffit de voir leurs réactions, leurs envies, leurs haines, leurs faiblesses. Tous des petits hommes en puissance, de ceux qui te trahiront à la première occasion, au premier regard et toi tu meurs. Allez meurs, ils n'attendent que ça.
   
    Les souvenirs se mêlent, moi je pleure, les souvenirs me mordent. Tout d'un coup les portes s'ouvrent, j'ai les clefs.

    Allez, chante mon coeur, chante, et pleure les actes et les faits de ton héros, pauvre raté à la gueule de bois, même pas bourré. Des phrases, des bribes de mots, constituent les derniers éléments de ma vie, ceux d'avant ma chute, et ceux d'après qu'en ferais-je ? De tes yeux noirs et tes cheveux longs je ne m'en souviendrais pas, allez crève mon coeur.

    Tou ira bien, juste un peu d'ordre.On ne devrait jamais revenir sur soi, ça pourrait faire peur. Moi j'ai peur. Je sui s ce que chacun veut, du moins j'essaie de m'en persuader parce que la vie c'est l'espoir et l'espoir ça rend heureux. Et moi je veux le bonheur.

    Espoir. Le mot résonne comme une promesse. Comme celle de Maman, celle dont on sait pertinement qu'elle ne sera pas  tenue, et on lui en veut même pas car après tout c'est Maman. J'ai les mains lourdes et sales des mensonges, c'est comme un mauvais rêve mon coeur.

    Et même si j'ai l'impression d'être en petites miettes sur le sol et que mon ombre me fait de drôle de sourire pervers le soir quand je rentre, j'ai l'illusion d'être heureux, et c'est le plus important, j'en ai l'illusion je t'aime j'en ai l'illusion. Et même si j'ai honte en constante puissance (mais qu'est-ce que ça veut dire ?), je pleure sur ma tombe.

    Il faut que je brise la route qui me barre le chemin. Je vois mourir le monde.

.Je serais peut-être en retard.



par Dolu publié dans : et moi et moi et moi communauté : Gros plan sur la poésie
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Lundi 26 novembre 2007
Elle est dans un souffle, un mot, une phrase, un regard. Une note de musique, une envolée lyrique, une mélodie magnifique. On peut l'apercevoir dans le ciel, à travers les arbres, au coucher du soleil ou dans ces je t'aime tracés à la plume. Sentiments exaltants, vivifiants, meurtrissants ! Je l'observe, me redresse, sourie, mes yeux rient ! J'apprécie. Un regard, oh je faiblis, reste fort ! Quelques mots je n'ai rien à dire ! C'est si difficile ! Je m'enfonce, me tourne, exagère, je réalise, baisse les yeux et. Pas à pas, j'accélère le peu, j'en perds le sens. Traverse, je traverse,mes mains se balancent. Je cours, je cours ! Non, je ne cours pas, je marche. Vite. C'est un sentiment bien fascinant qui me fait perdre les mots, la raison, pas la vue, oh je suis perdu. Pense. Ah ! Rage ! J'en pleure sans larmes, j'ai peur sans armes ! J'aime mieux me cacher, m'arracher, mon adorée ! Cela suffit, je ne peux, je ne puis, tout est flou, je m'enfuis. Vive le vent, vive la pluie, même l'hiver, bonne année Grand Mère !J'évite, j'avale, je rêve, et me reprend à penser. A elle. Forcé(je)mens. Je l'entrevois, encore une fois, par la fenêtre, je m'évade ! Et je la suis, parmi les nuages, oui ce n'est qu'un rêve, oui, mais quel magnifique rêve ! Où la réalité n'existe pas là où je l'embrasse ! Dans le cou, sur les lèvres. Oh, je fonds. Me fait pluie. Retour sur Terre. Le soleil lui aussi m'abandonne et s'envole, pschiite comme une grenadine, je m'endors avec la Lune et rêver encore ./..



par Dolu publié dans : et moi et moi et moi communauté : Gros plan sur la poésie
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Dimanche 25 novembre 2007
Le soleil brille et personne ne pourra me trouver. Le soleil brille et personne ne pourra me trouver. Je sais que je suis seul et je sais qu'il n'y a personne. Je sais que je suis seul et personne ne m'entend. Je t'aime et tu le sens. Je t'aime et je crains pour toi. Je vis. Je vis, tu ne le comprends pas. Dieu n'existe pas et c'est comme ça. Je n'y veux rien et c'est comme ça. Je crois en moi. Je crois en moi. Je sais rêver. Je sais rêver. Ils voudraient bien le savoir. Je sais rêver et ils ne m'aiment pas. Je veux rêver et il m'en empêche. Je ris des morts. Je ris des morts. Je ris des vivants. Je t'aime pour toi. Je suis seul et tu ne m'entends pas. J'aime le noir.
J'aime la petite flamme qui brille quand je m'endors. J'aime le noir. J'aime la nuit, et les étoiles. J'aime la nuit, et cette lune. Elle me rappelle toi. Le soleil brille.   
J'ai peur. J'ai peur des endroits clos. J'ai peur dans les hauteurs. J'ai peur des foules. J'ai peur quand je m'endors. J'ai peur. J'ai peur de mes beaux rêves. J'ai peur de mourir. J'ai peur de moi. Je meurs de soif. Je meurs de toi. Pierre papier ciseaux. Boulots. Je n'aime pas perdre mon temps. Mon temps m'appartient. Je me perds facilement. Je suis pas solide, je meurs facilement; Trois ou quatre fois par jour. Je crève de toi. Je sais pleurer. J'aime les larmes. Je n'aime pas mentir. J'aime mes mensonges. Je ne veux pas vivre avec toi. Même quand je joue pas. Le soleil brille et personne ne pourra me trouver. Le soleil brille je sais bien me cacher.
Je suis seul et je m'endors.
par Dolu publié dans : et moi et moi et moi communauté : Gros plan sur la poésie
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