Avale-moi.
Avale-moi encore,
Agite le languissant amour
Et joue de la volupté
Adore.
Adore l'étoile,
Louche et taquine caresse
Le soleil miaule
Avale-moi.
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Les livres sont des oiseaux qui s'envolent quand ils déploient leurs pages et le savoir, immense, alors s'échappent par petits groupes de mots. Plus ou moins sacrés ils usent de plus ou moins de charmes lorsque vient le moment d'entrer dans la tête des gens.Le mieux c'est quand les phrases chaussent leurs petites lunettes en or, on dirait ces genres de hiboux, ceux que l'on voit dans les DIsney, et qui parlent, parlent, parlent, parlent. Bref, chaussant leurs petites lunettes d'or, les hiboux se mettent à rier, expulsant çi et là des petits bouts de mots. De si petits morceaux d'eux que même les siècles ne savent pas les chanter, et quand bien même le sauraient-ils que d'immondes taureaux viendraient les en empêcher. Mais il n'y a rien àdire, les mots simples ont toujours plus de valeurs que les compliqués. Un je t'aime vaut mieux qu'un je tiens beaucoup à toi, même si c'est pas vrai, souvent. Et puis, la seule force, c'est d'être humains, pas un de ces trucs qui se traînent dans les bibliothèques à faire semblant de lire mais que comprennent-ils à la vie ? Si c'est ça je préfère être une loque qu'une larve. Enfin tant qu'il me plaira de l'être, je ne sais pas. Nous sommes éternels. Jeunes, presques beaux, presque brillants, presqu'heureux. Les mots viennent d'eux-mêmes et nous apportent ces quelques joies que tous s'accordent à refouler, mais nous, nous les retenons. Ils brilent dans nos âmes, ils brillent et fondent en de petites barrières de corails. Je n'ai plus rien à dire, si ce n'est qu'il n'y a plus rien à dire.